DÉFI 2 / Une université pleinement actrice du développement territorial

L’autonomie des universités a conduit à faire des établissements d’enseignement supérieur des acteurs locaux majeurs et des interlocuteurs à part entière dans une logique de développement territorial. Au-delà du poids économique que représentera la nouvelle université, il est important que cette dernière soit en mesure de jouer pleinement son rôle d’acteur local de tout premier plan à travers une politique de développement territorial volontariste et responsable. Une telle politique qui se doit de tenir compte des dynamiques interrégionales implique la mise en œuvre d’outils spécifiques et le déploiement d’actions à visée territoriale.

2.1. Une dynamique de site à consolider via une gouvernance réactive impliquant l’ensemble des acteurs
Le développement de l’université est lié à celui de l’ensemble des acteurs du site selon des modalités qui doivent être élaborées en étroite coopération avec l’ensemble de ces acteurs. Le mode de structuration qui sera mis en œuvre s’inscrit dans une démarche de simplification et d’efficacité. Il doit permettre d’être plus visible et plus réactif en évitant la multiplication des structures et la dilution des responsabilités. La gouvernance de la politique de site à l’horizon 2017 sera réalisée par deux instances complémentaires :

1) Un Conseil des établissements associés regroupant l’ensemble des établissements liés à l’université par une convention d’association. Ce Conseil est chargé de piloter le volet commun du contrat de site et les moyens humains et financiers qui lui sont affectés.

2) Une Conférence de l’enseignement supérieur et de la recherche en Auvergne rassemblant autour des établissements associés, les autres établissements, les collectivités territoriales et partenaires socio-économiques en vue d’élaborer le projet stratégique de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le territoire et de coordonner les actions des différentes parties-prenantes internes et externes.

2.2. Une fondation universitaire comme principal outil des actions partenariales
A la croisée des objectifs poursuivis par l’université, les partenaires privés et publics, ainsi que par les collectivités territoriales, la fondation universitaire doit faciliter en tant que guichet unique l’interface avec l’ensemble de ces partenaires et s’imposer comme le principal outil d’organisation des partenariats et de coordination des actions avec les parties prenantes externes à l’établissement. Au service du projet de développement de l’université, la fondation devra poursuivre quatre objectifs complémentaires de levée de fonds dédiés à son programme d’action, d’institutionnalisation des partenariats socio-économiques et de promotion d’un « effet club », de mise en place d’actions partenariales ciblées (programme de chaires par exemple), de contribution au développement du sentiment d’appartenance en particulier de la part des anciens étudiants.

2.3. Une recherche finalisée en immersion, acteur du développement économique local
La valorisation de la recherche est un élément important de la politique d’innovation, de compétitivité et de croissance pour l’ensemble de la société. La politique de valorisation doit se mettre au service des laboratoires pour libérer l’énergie créatrice des chercheurs qui doit elle-même être en adéquation avec l’écosystème de l’innovation régional, national voire international. En s’appuyant sur la SATT Grand Centre, interface privilégiée entre la recherche et le marché, l’université entend assurer un rôle important en matière de valorisation de la recherche et de mise en oeuvre d’une politique de recherche finalisée par le biais de dispositifs novateurs de création d’entreprise, en participant au développement de filières et de laboratoires communs avec les partenaires privés, en valorisant l’offre de plate-formes technologiques, en proposant une offre complète d’accueil d’entreprises. Cette politique participe de cette volonté réaffirmée de développement des partenariats public-privé et de contribution à la politique régionale de l’innovation.

2.4. Une formation tout au long de la vie en phase avec les besoins des territoires
La politique de formation continue traduit une volonté d’ouverture de l’université sur la société de manière à répondre aux nécessités sociales de la formation tout au long de la vie. La nouvelle université permettra d’optimiser les ressources et compétences disponibles en Auvergne afin de répondre au mieux aux attentes de la société tant sur le plan disciplinaire que territorial ; elle sera en effet en mesure de proposer une offre pluridisciplinaire large, adossée à des composantes diversifiées et répondant aux besoins spécifiques des partenaires socio-économiques de manière à ce que tout stagiaire soit en mesure de trouver au niveau de la région Auvergne les possibilités de formation correspondant à la spécificité de son projet professionnel. Parfaitement articulée à la formation initiale, l’offre de formation continue devra satisfaire aux mêmes exigences en termes de qualité et de régulation.

2.5. Une politique de campus universitaires concertée
La nouvelle université entend renforcer sa contribution au rayonnement des territoires auvergnats et à leur développement économique, social et culturel. Elle doit pouvoir répondre de façon encore plus réactive et efficace aux attentes exprimées par les acteurs territoriaux, qu’il s’agisse des collectivités, de l’État en région et des acteurs du monde socio-économique, dans ce qui relève de ses principales missions. Fruit d’une concertation entre la gouvernance de l’établissement et ses partenaires territoriaux, la stratégie territoriale de la nouvelle université consistera, sur la base des implantations actuelles des deux universités, à développer de véritables campus universitaires avec l’objectif d’aboutir à une identité particulière pour ces campus au sein d’une approche intégrée et cohérente de l’ensemble des sites sur lesquels l’activité de l’université est déployée.