DÉFI 1 / Une université de plein exercice, développant au plus haut niveau l’ensemble de ses missions de recherche et de formation

Les lois sur l’enseignement supérieur de 2007 et de 2013, la redéfinition des politiques publiques et leur financement, l’indispensable ouverture internationale des universités, l’acquisition de l’autonomie décisionnelle et budgétaire, l’importance de plus en plus forte des classements nationaux et internationaux, les reconfigurations territoriales en cours sont autant de facteurs qui transforment en profondeur l’exercice des missions des universités et partant le paysage universitaire français.
Dans ce contexte, l’enseignement supérieur en Auvergne dispose de tous les atouts qui lui permettent de se positionner comme un acteur à part entière de cette mutation et de développer, en articulation avec son environnement, ses missions essentielles que sont la formation et la recherche.
L’ambition est bien de construire une université de dimension nationale, une université de plein exercice visible à l’échelle régionale, nationale et internationale et de développer l’ensemble des formations et des domaines scientifiques présents en Auvergne.

1.1. Une structuration affichant et valorisant la richesse disciplinaire de l’Université
La constitution d’ensembles disciplinaires à forte visibilité, tant du point de vue de la recherche que de la formation, représente une dimension essentielle du projet. L’université unique peut ainsi légitimement afficher, à l’échelle nationale et internationale, cinq grands domaines qui guideront la structuration en collegia : Droit économie gestion, Science de la vie santé environnement, Lettres langues sciences humaines et sociales, Technologies sciences pour l’ingénieur, Sciences. Il s’agit en effet, à travers la création de collegia, de poursuivre deux objectifs strictement complémentaires : la mise en place d’ensembles disciplinaires cohérents et solides construits sur la base d’une étroite articulation formation-recherche ; le développement d’interfaces disciplinaires innovantes et évolutives, aussi bien dans le domaine de la formation que de la recherche. Regroupant UFR, écoles et instituts, laboratoires de recherche d’un même ensemble disciplinaire, chaque collegium aura pour mission de coordonner les actions de ces opérateurs principaux de formation et de recherche, dans le cadre de la politique d’établissement et en étroite articulation avec le conseil académique. La mise en synergie des compétences présentes actuellement dans les deux universités permettra notamment de renforcer la cohérence, la visibilité et l’attractivité de l’offre de formation dans des disciplines aujourd’hui dispersées (biologie, gestion, informatique, langues…) et de créer des cursus pluridisciplinaires d’excellence (Institut d’études politiques, doubles licences par exemple).

1.2. La construction d’une offre de formation de qualité adossée à la recherche, diversifiée et orientée par la réussite professionnelle des étudiants
Le potentiel de formation de l’université unique est considérable à condition que l’offre de formation adossée à la recherche soit organisée et régulée sur la base de critères simples : l’attractivité (mesurée notamment par les effectifs étudiants), la qualité des contenus et des dispositifs pédagogiques et leur progressivité, l’insertion professionnelle, les partenariats avec le monde économique et social, les organismes de recherche et les universités étrangères. L’offre de formation ainsi structurée et lisible permettra à tout étudiant de trouver sur le territoire auvergnat un éventail large de formations traduisant la diversité et la complémentarité des champs disciplinaires et des types de formations, et correspondant à la diversité des projets professionnels. La priorité politique est la réussite des étudiants conçue en termes de réussite universitaire et d’insertion professionnelle. Ces différents critères d’organisation et de régulation de l’offre de formation seront traduits dans une Charte de qualité des formations qui sera déployée sur l’ensemble de l’université.

1.3. Une politique de recherche favorisant les synergies disciplinaires et les partenariats scientifiques et socioéconomiques
La recherche sera l’un des principaux moteurs de la nouvelle université. Elle visera l’excellence et devra être mobilisatrice, ouverte et interdisciplinaire. Le caractère pluridisciplinaire du site est en effet une chance majeure, une opportunité qu’il convient de réaffirmer, de consolider et de valoriser via une structuration et des regroupements scientifiques générant une véritable plus-value scientifique et accompagnés d’une mutualisation des moyens. Il s’agit in fine d’aboutir à des projets synergiques dont la performance ira bien au-delà de celle assurée par les seules compétences développées isolément. Dans cet esprit l’université doit préserver et approfondir ses liens forts avec les organismes de recherche, les grandes universités étrangères, les collectivités territoriales, les partenaires économiques et jouer pleinement son rôle d’acteur majeur de la politique scientifique de site et de ses déclinaisons socioéconomiques. Orientée par la recherche de la reconnaissance nationale et internationale, la stratégie scientifique de l’université sera conduite sur la base d’une politique continue d’autoévaluation et d’arbitrage sur les moyens humains, financiers, techniques et immobiliers en cohérence avec les évaluations externes.

1.4. La vie universitaire, un avantage comparatif qui doit être valorisé
A l’heure d’une concurrence de plus en plus forte entre les sites universitaires en France et à l’étranger, l’Auvergne dispose de véritables atouts en termes de logement étudiant, d’accès aux équipements sportifs et culturels, de maillage associatif, d’espaces naturels et de qualité de vie qu’il s’agit de valoriser à travers une politique de la vie étudiante ambitieuse et une stratégie de communication dynamique. Cette politique est à construire en partenariat étroit avec les collectivités territoriales, le CROUS et plus largement l’ensemble des acteurs impliqués dans la vie universitaire et étudiante des campus. Elle est à compléter par une politique documentaire capable de faire face à l’évolution rapide de la nature de cette documentation et des usages qui en sont faits, ce qui suppose de nouveaux services, de nouveaux équipements et une intégration renforcée avec les politiques liées à la pédagogie et à la recherche. L’accent mis sur ces éléments liés à ce qu’il est convenu d’appeler l‘environnement universitaire est de nature à contribuer pleinement à la réussite des étudiants et partant à l’attractivité des campus universitaires à Clermont Ferrand et en région.