La politique de développement international

Au-delà de l’évident gain en visibilité internationale qu’une université unique de 35 000 étudiants peut représenter auprès des partenaires, et le levier économique qu’une telle structure représente, l’agrégation de compétences et de savoirs disciplinaires et techniques permettra au site de mieux répondre aux exigences des deux programmes Erasmus + et Horizon 2020. La fusion doit conduire par ailleurs à un élargissement des opportunités de montage de projets d’établissement, permettant l’internationalisation des formations (doubles diplômes et diplômes conjoints), et de projets européens de formation (ex-Erasmus Mundus, « capacity building » Erasmus +). Elle permettra également un meilleur référencement auprès des organes nationaux et internationaux (EACEA, Ambassades, DREIC, 2e2f…) et une internationalisation de la recherche (projets européens, laboratoires mixtes, LIA). Par une politique de communication internationale harmonisée, l’établissement unique affirmera sa présence sur les grands salons de type EAIE, NAFSA et aux conférences EUA, Campus France, AUF. Les opportunités de mobilité étudiante et enseignante seront ainsi augmentées, le rayonnement de l’établissement dans les réseaux internationaux en sera renforcé.

L’objectif à atteindre est ainsi une structuration de la politique de développement international du site clermontois, avec pour ambition une meilleure attractivité et une meilleure visibilité internationale de l’offre de formation et de la politique scientifique. Ceci implique une vision transversale (formation / recherche / partenariats économiques), et le choix de partenariats structurants, associant les trois dimensions que sont, les formations professionnalisantes, les partenariats socio-économiques et l’articulation formation/recherche.

Une politique de développement International cohérente implique en effet de privilégier un nombre restreint de partenariats structurants. Des choix stratégiques doivent être opérés, qui conduiront à l’affichage de priorités en fonction de ses trois dimensions, mais aussi de la soutenabilité économique des actions entreprises. L’articulation de la politique de développement international avec les composantes, les établissements partenaires, et les acteurs socio-économiques devra être construite, et ce dans une logique de site. De même, la future structuration au sein de l’université des services en lien avec les Relations Internationales (Cellule Europe, Consortium Erasmus Stages, Centre de mobilité Euraxess, Espace Francophone) devra permettre un meilleur développement international pour l’ensemble du site, mais aussi une plus grande efficience des actions. 25

L’attractivité est le premier élément stratégique d’une politique de développement international cohérente et maîtrisée, car elle est le premier levier de développement de la mobilité étudiante et enseignante. Il ne s’agit pas d’accueillir « plus » mais d’accueillir « mieux ». En effet, seule une politique axée sur l’excellence et sur l’amélioration des conditions d’accueil peut permettre la construction d’une réciprocité avec les partenaires, et donc une augmentation des capacités de mobilités. Cette attractivité passe par un accueil de qualité des étudiants (conditions de séjour et réussite académique), des enseignants-chercheurs (intégration dans les équipes et participation à la vie de l’université), et des chercheurs. L’employabilité des étudiants passe aussi par l’expérience internationale (cursus ou stages) ; la valorisation des carrières des enseignants-chercheurs s’enrichit aussi de cette même expérience : il est donc essentiel de construire cette réciprocité.

Seule une stratégie de réseau solide autour de partenariats bilatéraux structurants permettra de créer une telle synergie. Si l’on exclut une logique de « zones » – par définition sujette aux évolutions socioéconomiques et politiques du monde -, la logique de « projets » et d’ « appels à projets » est celle qui devra prévaloir. Elle permettra également de répondre à la seconde priorité, qui est celle de la levée de fonds. Par la réponse à projets européens, tant en recherche qu’en formation, mais également par les diverses entrées du programme Erasmus +, la future politique de développement international, construite en « pôles projets » permettra d’accompagner les enseignants-chercheurs dans la réponse à ces programmes.

Cette politique sera pilotée et mise en oeuvre au niveau de l’établissement en articulation étroite avec ses grands axes stratégiques. Ceci impliquera le développement de l’autoévaluation des actions seule à même de réaliser les nécessaires arbitrages entre les actions souhaitées et celles stratégiquement prioritaires et économiquement soutenables.